le traitement


   Devant la gravité des symptomes les médecins avaient décidés contrairement du début une
chimiothérapie très lourde puisqu'il s'agissait d'une mise en aplasie c'est à dire que les globules
blancs allaient chuter considérablement d'où la nécessite d'un séjour en chambre stérile et ceci
par 2 fois consécutives. Pour ce faire il fallait pouvoir recueuillir des cellules souches de son sang,
une machine impressionante durant 6 heures traite son sang venant de sa jambe et repartant à
son catheter sans savoir si au bout de ce temps le volume serait suffisant. A propos de catheter
cette dérivation faite au niveau de l'homoplate permettant les injections très nombreuses durant
tous ces traitements et un appareil essentiel que je vous conseille de surveiller sans cesse et d'en
prendre le plus grand soin tellement il est important et fragile on a dû le changer 3 fois à mon fils
ce qui veut dire 3 interventions chirurgicales, 2 fois de trop. Donc le parcours de l'unité protégée
pendant presque 2 mois parait au départ assez terrible à envisager et puis en fait l'enfant très
fatigué passe de bonne nuit, les journées sont plus difficiles pour nous les parents dans cette
combinaison stérile et le plus gros problème vient de l'alimentation car l'appétit n'y est plus il faut
user d'imagination, je me rapelle que mon fils était avant tout inquiet des jeux qu'il allait bien avoir
sur la play2 avant son séjour. La grande joie du jour de la sortie fait oublier les longues journées
d'isolement.
Est venu ensuite la radioyhérapie le répis est de courte durée pour attaquer cette étape
laborieuse où chaque matin l'ambulance venait le chercher, endormi chaque fois, car durant la séance
l'immobilité est obligatoire,il revenait en fin d'après midi bien fatigué, ayant sauté le repas de midi et
le soir la bataille pour le faire manger un peu, d'où une mise en place d'une alimentation artificielle sur
ma demande la nuit car la perte de poids était préoccupante. Cette période a été la plus dure pour lui
bien sûr car en plus de l'examen il passait une bonne partie de l'après midi seul à son réveil, la maman
ayant lachée prise et moi au travail, la mort dans l'âme je le voyais partir le matin. Là s'est posé le problème
du "protocole", il s'agit en fait de la mise en place du traitement suivant différents critères sur la base de
l'expérience et de l'individu, établit à l'échelon national entre les différents centres de cancérologie. Pour
les médecins il s'agit d'un garde fou et d'un repére, mais au nom de ce fichu protocole bien des erreurs
sont commises. Pour exemple, le protocole établissait une certaine dose d'anesthésiant or pour une séance
ne durant que 10 minutes il semblait absurde que le petit dorme 3 voir 4 heures, d'où des problèmes divers
et bien non la dose devait être administrée, seule une interne plus à l'écoute et contre sa hierarchie  lui
donnait le tiers de la prescription et tout se passait bien mieux, mais elle n'était là que de temps en temps.
Ce n'est qu'un exemple parmis tant d'où la vigilance quotidienne et ces plaquettes qui arrivaient toujours
en retard cela était une consé- quence de ce traitement très lourd et les centaines heures perdues à attendre
telle où telle chose, mais la porte du salut n'était pas loin puisqu'ensuite on partirait une semaine en vacance
nous avions franchis le plus éprouvant et que l'avenir était revenu une réalité.