la maladie

        Comme je l'ai précisé avant, somme toute la maladie m'est mal comprise quand à sa cause
sa particularirité son évolution car elle est propre en fait, d'après ce que je crois à chaque individu.
Dans le cas d'une évolution avec métastase, on a à faire à une tumeur très agressive preuve en
est que 3 semaines après l'ablation de cette dernière des nodules réapparaissaient sur l'IRM. Le
discours des médecins est peut être à remettre en compte car à nous parler comme à des simplets,
il devient difficile de savoir et comprendre vraiment tous ce que l'on a besoin de connaitre pour
essayer d'adapter notre comportement. J'ai attendu 17 mois avant d'entendre le terme "maladie
gravissime" concernant le cancer de mon enfant, bien trop tard pour modifier notre vision des
priorités. La vie ne se vit plus qu'au jour le jour, aucun projet sur quelques semaines n'est possible,
il faut s'adapter sans cesse, ne rien laisser passer aux équipes soignantes, c'est vous qui connaissez
le mieux votre enfant et donc savez d'instinct ce qui est bon pour lui hormis le traitement à propement
parlé, ce que vous ressentez naturellement est souvent juste pour lui et très important. Il faut écouter
l'équipe soignante certes car on n'en a pas le choix mais douter sans cesse et être plus que vigilant,
c'est votre enfant ce n'est pas le leur, bien des erreurs évidentes et simples peuvent être évitées. Je
n'en ferais pas la liste car j'ai pris partis de tourner la page sur la maladie à laquelle je ne puis rien
changer désormais.
Quand au reste de la famille j'ai toujours dit la vérité à mes autres enfants, cela
permet de rester dans un climat de confiance réciproque et de soutien, je peus dire que je suis fier
d'eux car ils ont fait preuve d'extrême patience et compréhension sans jamais oublier leur place à
eux aussi fondamentale que la mienne pour leur petit frère, c'était leur bataille aussi, c'est leur histoire
et c'est leur fierté malgrès tout car ils n'ont rien à se reprocher et c'est capital. La maladie aussi grave
pour un petit de six ans ne représente pour lui qu'une source de contraintes car vivant dans l'instant
ils n'ont pas l'angoisse comme nous de l'avenir, l'habitude joue un certain rôle, et pourtant ils ont
conscience de la gravité de leur cas je me souviens d'un jour où jouant avec d'autres enfants à faire
des voeux, il avait fait celui de guérir faisant pleurer les plus grands. Mais de toute évidence  il a fait
preuve d'un courage digne d'une grande personne, au sens noble du terme, et tous ces petits bouts
atteignent une maturité surprenante face à ce gouffre et c'est en mettant leur petite main dans la notre
qu'ils nous le font traverser avec bonheur..