C'est à la
suite de vomissements très fréquents et de maux
de tête violents que
j'amenais mon enfant aux urgences de
l'hopital de Cannes où après beaucoup de
ménagements et un scanner
je découvrais que
celui-ci avait une masse inquiétante à la base du
cervelet de la taille d'une balle de golf.
Transféré aussitôt à Nice au
CHU de l'Archet 2, il fut décidé une intervention
dès le lendemain pour d'une part,
établir une
sonde afin de réduire la pression du liquide rachidien cause
des douleurs et d'autre part enlever cette
tumeur, car il s'agisssait
bien de cela, si cela était possible. Inutile de vous
décrire l'état d'angoisse qui s'en
suivit pendant
les jours suivants, de voir son enfant endormi partir pour le bloc, les
différentes attentes successives,
le réveil
très long et enfin le verdict au bout de 3 jours:
il s'agit d'un Médulloblastome; écrit
par le medecin sur
un tout petit stiker que j'ai gardé
longtemps ne sachant quoi en faire comme une relique malfaisante:
cancer du
système nerveux. Je n'y ai même jamais
réellement compris bien grand chose à cette
maladie, attendant 4 mois
avant d'oser regarder sur internet des
précisions et là,
la découverte d'un pronostic "médiocre" quand aux
chances
de guérison, un coup de butoir, une
incompréhension douloureuse à tel point que l'on ose
en parler à personne, mais
non voyons les enfants en
guérissent rapidement.
C 'est là je pense que le
médecin de famille si celui-ci est attentif et
compétent
(le mien a été inexistant) doit faire
le relais
avec
l'hopital, information, conseil et soutien, il est capital de bien
comprendre les tenants et aboutissants,
il ne faut surtout pas faire
l'autruche, même si cela fait peur et mal, on pourra ainsi en
conséquence répondre de la
meilleure
façon qui soit pour soi même et son enfant.
J'ai
voulu au début me faire aider par la chimie mais j'ai vite
compris que plus que jamais j'avais besoin de toutes
mes forces et que
ces médicaments ne m'aideraient pas dans ce combat de tous
les jours et ce combat allait durer
18 mois. Il m'a fallu environ 3
semaines pour accepter en quelque sorte ce coup du sort, cette
injustice flagrante,
ce désespoir et puis assez vite le
courage nécessaire, je l'appelle plus volontiers
l'amnégation, vous vient de votre
enfant, c'est lui qui va
vous booster, il va malgrès lui vous faire comprendre que
vos petits soucis d'ordonnances
ne comptent pas qu'il est là
et que c'est lui l'important et il a raison et vous allez vous
surpasser et il vous le rendra
au centuple, les priorités
changent complètement votre vie, les projets volent en
éclats, et après coup l'on comprend
que tant que
l'espoir est là et même si il n'y en a plus
beaucoup chaque instant de soutien auprès de son petit est
un
instant si précieux.